Mobilité durable : Les politiques publiques marocaines en action
Au cœur de Casablanca, le Maroc trace sa route vers une mobilité plus verte grâce à des politiques publiques ambitieuses.

Au carrefour dynamique de Derb Ghallef à Casablanca, la circulation intense des véhicules soulève une interrogation essentielle : quelle est la stratégie du Maroc pour promouvoir une mobilité durable ?
Les politiques publiques marocaines prennent une place centrale dans cette évolution. Ces dernières années, plusieurs mesures ont vu le jour pour favoriser l'électromobilité et réduire les émissions de CO2. Par exemple, le programme Green Morocco vise une diminution significative des émissions en encourageant l'utilisation des véhicules électriques (VE) et hybrides.
Les incitations fiscales : un levier déterminant
Pour stimuler l'achat de véhicules électriques, le gouvernement marocain a instauré des incitations fiscales. Cela inclut des réductions sur les droits de douane pour l'importation de VE et l'exonération de la TVA, rendant ces véhicules plus abordables pour les Marocains.
De plus, des aides financières sont parfois proposées pour l'installation de bornes de recharge, notamment dans des villes comme Rabat et Marrakech. Cela non seulement facilite l'adoption des VE, mais envoie également un message positif aux investisseurs potentiels du secteur des infrastructures de recharge.
Transport public : une transition vers l'électrique
Les véhicules privés ne sont pas les seuls concernés par ces politiques. Le transport en commun est également au centre de cette transition. La flotte de bus électriques de Marrakech a marqué une première étape importante, suivie par des initiatives similaires à Agadir et Casablanca. Ces projets visent à diminuer les émissions dans les zones urbaines tout en offrant une option de transport plus propre.
Quant au tramway de Rabat-Salé, il reste un exemple phare de la mobilité durable au Maroc, alimenté en grande partie par des énergies renouvelables, il incarne l'engagement du pays envers des solutions écologiques.
Un cadre réglementaire en évolution
Pour soutenir ces efforts, le cadre réglementaire marocain est en pleine transformation. De nouvelles normes plus strictes sur les émissions des véhicules thermiques et la promotion de la recherche dans les énergies renouvelables en sont de bons indicateurs. Le Plan National de l'Énergie, visant à porter la part des énergies renouvelables à 52 % d'ici 2030, vient renforcer cet engagement.
, bien que des défis subsistent sur la voie de la mobilité durable, le Maroc semble résolu à progresser vers un avenir plus écologique. Les politiques publiques actuelles, certes perfectibles, posent les fondations d'un développement durable du transport à travers le pays.
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